Espaces de rencontre : l’Unaf porte la voix du réseau Unaf/Udaf devant l’Inspection générale de la Justice
Dans le cadre de la mission d’évaluation des espaces de rencontre (ER) confiée par le garde des Sceaux à l’Inspection générale de la Justice (IGJ), l’Unaf a été auditionnée le 13 février 2026. L’Inspection souhaitait entendre l’Unaf, à la fois comme opérateur gestionnaire via le réseau des Udaf et comme interlocuteur national reconnu des pouvoirs publics.
Dans le cadre de la mission d’évaluation des espaces de rencontre (ER) confiée par le garde des Sceaux à l’Inspection générale de la Justice (IGJ), l’Unaf a été auditionnée le 13 février 2026. Après avoir auditionné les fédérations représentatives, puis rencontré les administrations centrales, la CNAF et de nombreuses structures sur le terrain, l’Inspection a souhaité entendre l’Unaf, à la fois comme opérateur gestionnaire via le réseau des Udaf et comme interlocuteur national reconnu des pouvoirs publics.
L’Unaf était représentée par Mylène Armando, Vice-présidente de l’Unaf, et par Nathalie Serruques, chargée de mission au sein du pôle Droit de la famille, Parentalité et Protection de l’enfance. L’audition a permis de rappeler le positionnement singulier de l’Unaf : porte-parole des familles reconnu par la loi, tête de réseau d’Udaf gestionnaires de services (15 espaces de rencontre concernés) et acteur du dialogue avec le ministère de la Justice (Sadjav et administration pénitentiaire), le ministère des solidarités (DGCS) et la Branche famille (Cnaf et Ccmsa).
Afin d’objectiver sa contribution, l’Unaf a conduit dans un délai contraint une enquête flash auprès des Udaf gestionnaires. Cette analyse a été articulée avec les travaux de la FFER et de la Fenamef, fédérations représentatives du secteur et membres associés de l’Unaf, dans une logique de cohérence et de renforcement des messages portés collectivement.
Les constats convergent : transformation profonde des profils des situations familiales accueillies, montée des situations marquées par les violences intrafamiliales, intensification de la conflictualité, tensions sur les capacités d’accueil, questionnements croissants sur la sécurité et sur l’adéquation des moyens au regard des prescriptions judiciaires.
Au-delà des constats, l’Unaf a souligné les enjeux de politique publique qui traversent aujourd’hui les espaces de rencontre : articulation entre justice familiale et protection de l’enfance, clarification des finalités du dispositif, sécurisation des financements, meilleure coordination interministérielle, notamment dans le cadre des politiques de lutte contre les violences intrafamiliales. L’audition a également mis en lumière la nécessité de mieux prendre en compte la dimension qualitative du travail réalisé par les équipes, aujourd’hui insuffisamment reflétée par les indicateurs existants.
Enfin, l’Unaf a réaffirmé que l’intérêt de l’enfant demeure la boussole de son engagement. À hauteur d’enfant, l’allongement des délais et la complexification des situations interrogent la capacité collective à garantir un exercice sécurisé et porteur de sens du droit de visite. Par cette audition et par la mobilisation rapide du réseau, l’Unaf confirme sa place d’acteur national pleinement engagé dans l’évaluation et l’évolution des politiques publiques en matière d’accompagnement des familles.
La trame d’audition transmise à l’Inspection générale de la Justice est jointe à cet article.
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