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Moyennant quelques ajustements, l’Unaf est favorable à la mise en place d’un programme d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS)

Le programme d’éducation relationnelle, affective et sexuelle, sera présenté au Conseil supérieur de l’éducation le 11 décembre 2024. Il suscite des réactions diverses dont les médias se font l'écho. Retrouvez la position de l'Unaf sur ce sujet.

Le programme d’éducation relationnelle, affective et sexuelle, sera présenté au Conseil supérieur de l’éducation le 11 décembre 2024. Il suscite des réactions diverses dont les médias se font l’écho. Retrouvez la position de l’Unaf sur ce sujet.

L’Unaf avait été auditionnée par le conseil supérieur de programme en décembre 2023, préalablement à l’écriture du pré-programme par ce même conseil qui a été publié en mars 2024. Bon nombre de ses remarques ont été prises en compte.

Elle rappelle d’abord être favorable à ce que des séances d’éducation relationnelle, affective et sexuelle soient faites chaque année au sein des écoles, collèges et lycées. La mise en oeuvre de 3 séances par an et par âge du CP à la terminale instaurée par la loi du 4 juillet 2001 n’est pas suffisamment appliquée. Les enfants devraient ainsi avoir 36 séances sur leur scolarité et ils n’en ont en moyenne que 3,2.

Globalement l’Unaf est favorable à ce programme très progressif qui a le mérite de classer par âge et par classe ce qui doit être abordé chaque année, lors des trois séances annuelles, garantissant ainsi une certaine adaptation à la maturité des élèves. Ceci est de nature à apporter des garde fous par rapport au dispositif actuel.

Disposant du programme examiné en commission spécialisée du conseil supérieur de l’éducation en vue de sa présentation au prochain conseil supérieur de l’éducation dans laquelle elle siège, l’Unaf suggère néanmoins les évolutions suivantes :

1/ Comme elle l’avait déjà indiqué devant le conseil supérieur des programmes, la communication et l’information auprès des parents doivent être renforcées, compte tenu de leur rôle de premier éducateur de leur enfant, et ceci, afin de garantir leur confiance vis-à-vis de l’Ecole. L’Unaf avait émis des propositions concrètes en ce sens, qui mériteraient de figurer explicitement dans le programme.

2/ Les parents doivent être davantage positionnés à la place qui est la leur : à savoir les premiers responsables de leurs enfants. La plupart du temps, il est positif de proposer aux enfants, surtout en primaire, de se confier en priorité à leurs parents. Les liens familiaux ne sont pas comparables aux liens avec les autres éducateurs. D’autres adultes dits « de confiance » peuvent être utilement évoqués, en cas de difficultés intra-familiales, ou parce que la parole peut être plus libre avec d’autres membres de la famille, ou en dehors du cercle familial.

3/ Le terme « stéréotype » dont la définition, rappelons-le, est « Expression ou opinion toute faite, sans aucune originalité, cliché, poncif » est utilisé de manière parfois excessive, concernant par exemple les structures et organisations au sein des familles. Ainsi une structure familiale pourrait être jugée « stéréotypée » contrairement à une autre, faisant courir le risque de jugements dévalorisants pour les parents. Dans la même logique, la référence à certains choix familiaux qui relèvent de choix privés n’ont pas à être jugés, et ceci dès le primaire, comme le fait qu’une mère puisse choisir d’arrêter de travailler un temps pour s’occuper de ses enfants. En dehors des situations de violence, conduire des jeunes enfants à juger de l’égalité des rôles « dans la sphère familiale » n’a pas lieu d’être au sein de l’école.

Moyennant quelques ajustements, l’Unaf est donc favorable à la mise en place de ce programme.

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